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L’édito – Octobre 2026

L’édito – Octobre 2026

Pour la France, choisir l’espérance.

Notre pays va connaître un temps intense et agité avec les prochaines échéances électorales. Être chrétien dans la cité nous appelle, avant même la responsabilité civique, à l’affirmation de notre espérance. L’espérance donne sa forme chrétienne à notre regard sur le monde.

Elle se distingue de l’optimisme par la lucidité sur les difficultés présentes. Sans enjoliver le monde, elle scrute dans ses profondeurs la puissance agissante de Dieu. Elle n’est pas, non plus, un pessimisme qui attendrait l’Apocalypse sans rien faire. L’espérance chrétienne est joyeuse car fondée sur la promesse du Christ d’être toujours présent. Elle donne la force et la raison d’agir, ici et maintenant, pour servir le plan de Dieu.

Parce que sa résidence sur la terre se fait dans une communauté particulière, le chrétien cultive une fraternité concrète avec ses concitoyens. Il a le courage de rappeler le bon sens et le bien commun qui doivent présider à une action publique limitée au strict nécessaire.

Parce que sa Patrie est le Ciel, il ordonne ses engagements à cette fin ultime devant laquelle nous serons jugés. Cela lui permet de vérifier la bonté et la justice de ceux-ci et le détache des idolâtries idéologiques dont le siècle est coutumier. Il ne se laisse pas entraîner par les passions violentes que la rivalité politique ne manque pas d’exacerber.

L’espérance du Chrétien aspire au meilleur pour sa communauté car, porté par la charité, il ne se résigne jamais à la médiocrité. La devise de la République, Liberté-Égalité-Fraternité, porte en elle beaucoup des messages du Christ dont ce monde a soif sans toujours le savoir. Le Pape Léon l’a traduite dans ses vœux pour notre pays :

« Que votre liberté grandisse sans cesse dans le souci du bien commun. Que votre fraternité embrasse l’humanité tout entière. Et que l’égalité s’établisse toujours sur les fondements de la justice et de la charité, sans supprimer les différences entre les personnes, mais en les faisant fructifier harmonieusement au profit de la société tout entière. »

Enfin, une prière fervente monte des lèvres de ces citoyens particuliers en faveur de la communauté nationale afin que tous ses acteurs, citoyens, responsables politiques, économiques, syndicaux, associatifs, religieux, médiatiques se rendent dociles à la grâce de Dieu.

Soyons dans les mois qui viennent forts de cette espérance afin d’en irriguer notre société, ce sera un grand service de paix que nous lui rendrons.

Père Vincent Gallois