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Homélie 2è dimanche du temps ordinaire – L’agneau et la colombe

Homélie 2è dimanche du temps ordinaire – L’agneau et la colombe

Dans la Bible, il y a de nombreux d’animaux. Ici, St Jean-Baptiste en parle de 2 : l’agneau et la colombe. Comme beaucoup d’autres choses dans la Bible, les animaux sont symboliques.

Tout d’abord, l’agneau est un animal traditionnellement offert à Dieu par un peuple de pasteurs, un peuple qui élève du bétail. Il doit être sans défaut. Il représente l’innocence, la vie, la parfaite docilité. Le peuple d’Israël l’offre de manière habituelle, entre autres pour la grande fête de Pâque.

Les prophètes, eux aussi, parlent de l’Agneau. Pour eux, il est l’image de la parfaite obéissance à la parole divine. C’est un animal confiant, même quand on l’emmène à l’abattoir. Les prophètes Jérémie et Isaïe en parlent bien. On entend Isaïe qui parle de l’agneau qu’on emmène à l’abattoir, le jour du vendredi saint. L’agneau est l’image de l’innocence qui enlève les péchés.

Cet animal, comme je le disais, est offert principalement à Pâque. C’est l’animal utilisé pour marquer le linteau des portes des hébreux quand ils sont en Égypte, pour être protégés. Il est sacrifié en mémoire de la libération de l’esclavage.

Cet agneau de l’Ancienne Alliance, c’est le Christ dans la nouvelle. Il donne son sang, le sang de la nouvelle alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Le Christ est innocent, sans défaut, dans la parfaite obéissance au Père. C’est lui qui nous libère de l’esclavage terrible du péché.

Jésus mourra le jour de la Pâque, jour où l’on sacrifie l’agneau. Cette identification de l’agneau à Jésus Christ est présente dans tout le Nouveau Testament, et surtout dans le livre de l’Apocalypse.

Jean, dans l’évangile désigne l’Agneau pascal qui enlève le péché du monde. Alors nous aussi tournons notre cœur vers notre Sauveur. Que tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons soient dans le but de montrer le Rédempteur. « Il faut qu’il grandisse, et moi que je diminue ».

Maintenant je voudrais regarder la colombe qui descend sur Jésus. Traditionnellement, elle apparait comme le symbole de la paix. Mais avant cette signification, elle apparait avec Noé. C’est l’oiseau qui ramène le rameau dans son bec. La colombe montre une fidélité, annonce la fin du Déluge, annonce le renouveau, et précède l’Alliance de Dieu avec Noé.

Jésus, qui se fait baptiser dans les eaux du Jourdain, annonce ainsi une nouvelle alliance, celle de la Croix. Il annonce une recréation que nous vivons par le baptême sacramentel, que Jean appelle le baptême dans l’Esprit-Saint.

Alors suivons le doigt de Jean-Baptiste. Comme lui, quand nous entendons un témoignage ou lorsque nous rendons témoignage, indiquons Jésus Christ notre Rédempteur. Ne nous attardons pas sur nous-mêmes, ou sur la personne qui témoigne, mais sur Jésus qui sauve l’humanité entière. Il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, qui a reçu l’onction de l’Esprit-Saint.

Notre monde recherche Dieu au plus profond de son cœur. Alors n’hésitons pas à lui en parler, à montrer que c’est Jésus qu’il cherche désespérément, et depuis toujours. St Jean Chrysostome disait à son époque : « Jean dit : « le voici », parce que plusieurs le cherchaient depuis longtemps à cause de ce qu’ils avaient entendu dire. Il le montre présent, et il dit : « le voici », pour leur faire connaître que c’était là celui même qu’on cherchait depuis si longtemps. »

Notre monde recherche la paix, la justice, un sens à la vie. Peut-être aujourd’hui encore plus qu’avant. Ukraine, Iran, Venezuela, Chine, Groënland, Mali ; dans notre pays avortements en nombre hallucinant, euthanasie, assemblée nationale, politique. Et j’en passe.

Au milieu de ce chaos, une voix se fait entendre, la voix de Jean-Baptiste montrant le Christ. Cette voix retentit à travers les paroles du pape qui appelle à la paix de Jésus Christ, la seule véritable.

Alors, faisons entendre la nôtre. Soyons des messagers de paix et d’espérance. Que notre voix chrétienne montre l’Agneau qui enlève le péché du monde.

Aidons l’Église dans sa mission : annoncer l’Agneau, annoncer celui qui fait la nouvelle alliance dans son sang. Aidons l’Église à vivre une nouvelle Pentecôte qui embrase encore une fois la terre !

Abbé Vincent du Roure