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Neuvaine pour les fiancés avant leur mariage

Neuvaine pour les fiancés avant leur mariage

Pour disposer leurs coeurs à accueillir toutes les grâces que le Seigneur veut leur donner au jour de leur mariage, les fiancés peuvent faire ensemble cette neuvaine les neufs jours qui précédent leur mariage.

Les fiancés peuvent invoquer l’Esprit Saint par un chant

Puis chaque jour ils demandent:

Jour 1: Seigneur fais grandir en nous la patience

« Avoir patience, ce n’est pas permettre qu’on nous maltraite en permanence, ni tolérer les agressions physiques, ni permettre qu’on nous traite comme des objets. Le problème survient lorsque nous exigeons que les relations soient idylliques ou que les personnes soient parfaites, ou bien quand nous nous mettons au centre et espérons que notre seule volonté s’accomplisse. Alors, tout nous impatiente, tout nous porte à réagir avec agressivité. Si nous ne cultivons pas la patience, nous aurons toujours des excuses pour répondre avec colère, et en fin de compte nous deviendrons des personnes qui ne savent pas cohabiter, antisociales et incapables de refréner les pulsions, et la famille se convertira en champ de bataille. C’est pourquoi la Parole de Dieu nous exhorte : « Aigreur, emportement, colère, clameurs, outrages, tout cela doit être extirpé de chez vous, avec la malice sous toutes ses formes » (Ep 4, 31). Cette patience se renforce quand je reconnais que l’autre aussi a le droit de vivre sur cette terre près de moi, tel qu’il est. Peu importe qu’il soit pour moi un fardeau, qu’il contrarie mes plans, qu’il me dérange par sa manière d’être ou par ses idées, qu’il ne soit pas tout ce que j’espérais. L’amour a toujours un sens de profonde compassion qui porte à accepter l’autre comme une partie de ce monde, même quand il agit autrement que je l’aurais désiré »

Jour 2: Seigneur fais grandir en nous l’attitude de service

l’amour n’est pas seulement un sentiment, mais qu’il doit se comprendre dans le sens du verbe ‘‘aimer’’ en hébreu : c’est ‘‘faire le bien’’. Comme disait saint Ignace de Loyola, « l’amour doit se mettre plus dans les œuvres que dans les paroles ». Il peut montrer ainsi toute sa fécondité, et il nous permet d’expérimenter le bonheur de donner, la noblesse et la grandeur de se donner pleinement, sans mesurer, gratuitement, pour le seul plaisir de donner et de servir.

Jour 3: Seigneur fais grandir en nous l’amabilité

« Pour se préparer à une véritable rencontre avec l’autre, il faut un regard aimable porté sur lui. Cela n’est pas possible quand règne un pessimisme qui met en relief les défauts et les erreurs de l’autre ; peut-être pour compenser ses propres complexes. Un regard aimable nous permet de ne pas trop nous arrêter sur ses limites, et ainsi nous pouvons l’accepter et nous unir dans un projet commun, bien que nous soyons différents. »

Jour 4: Seigneur fais grandir en nous le détachement

Thomas d’Aquin a expliqué « qu’il convient davantage à la charité d’aimer que d’être aimée » et que, de fait, « les mères, chez qui se rencontre le plus grand amour, cherchent plus à aimer qu’à être aimées ».C’est pourquoi l’amour peut aller au-delà de la justice et déborder gratuitement, « sans rien attendre en retour » (Lc 6, 35), jusqu’à atteindre l’amour plus grand qui est « donner sa vie » pour les autres (Jn 15, 13). Cependant, ce détachement qui permet de donner gratuitement, et de donner jusqu’à la fin, est-il possible ? Il est certainement possible, puisque c’est ce que demande l’Évangile : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8).

Jour 5: Seigneur fais grandir en nous la douceur

« L’Évangile invite plutôt à regarder la poutre qui se trouve dans notre œil (cf. Mt 7, 5). Et nous, chrétiens, nous ne pouvons pas ignorer la constante invitation de la Parole de Dieu à ne pas alimenter la colère : « Ne te laisse pas vaincre par le mal » (Rm12, 21). « Ne nous lassons pas de faire le bien » (Ga 6, 9). Sentir la force de l’agressivité qui jaillit est une chose, y consentir, la laisser se convertir en une attitude permanente, en est une autre : « Emportez-vous, mais ne commettez pas le péché : que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Ep 4, 26). Voilà pourquoi il ne faut jamais terminer la journée sans faire la paix en famille. « Et comment dois-je faire la paix ? Me mettre à genoux ? Non ! Seulement un petit geste, une petite chose et l’harmonie familiale revient. Une caresse suffit, sans [rien dire]. Mais ne jamais finir la journée sans faire la paix ». La réaction intérieure devant une gêne que nous causent les autres devrait être avant tout de bénir dans le cœur, de désirer le bien de l’autre, de demander à Dieu qu’il le libère et le guérisse : « Bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction » (1P 3, 9). Si nous devons lutter contre le mal, faisons-le, mais disons toujours ‘‘non’’ à la violence intérieure. »

Jour 6: Seigneur apprends nous à nous pardonner

« Quand on a été offensé ou déçu, le pardon est possible et souhaitable, mais personne ne dit qu’il est facile. La vérité est que « seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation. Aucune famille n’ignore combien l’égoïsme, les dissensions, les tensions, les conflits font violence à la communion familiale et peuvent même parfois l’anéantir : c’est là que trouvent leur origine les multiples et diverses formes de division dans la vie familiale ».

Jour 7: Seigneur fais grandir en nous la confiance

« L’amour fait confiance, il préserve la liberté, il renonce à tout contrôler, à posséder, à dominer. Cette liberté qui rend possibles des espaces d’autonomie, d’ouverture au monde et de nouvelles expériences, permet que la relation s’enrichisse et ne se transforme pas en une endogamie sans horizons. Ainsi les conjoints, en se retrouvant, peuvent vivre la joie de partager ce qu’ils ont reçu et appris  hors du cercle familial. En même temps, cela favorise la sincérité et la transparence, car lorsque quelqu’un sait que les autres ont confiance en lui et valorisent la bonté fondamentale de son être, il se montre alors tel qu’il est, sans rien cacher. »

Jour 8: Seigneur fais grandir en nous l’espérance

l’amour espère tout, il ne désespère pas de l’avenir. Relié au mot qui précède, cela désigne l’espérance de celui qui sait que l’autre peut changer. Il espère toujours qu’une maturation est possible, un jaillissement surprenant de la beauté, que les potentialités les plus cachées de son être germent un jour. Cela ne signifie pas que tout va changer dans cette vie. Cela implique d’accepter que certaines choses ne se passent pas comme on le désire, mais que peut-être Dieu écrit droit avec des lignes courbes et sait tirer quelque bien des maux qu’il n’arrive pas à vaincre sur cette terre.

Jour 9: Seigneur fais grandir en nous la force de l’amour

« C’est se maintenir ferme au milieu d’un environnement hostile. Cela ne consiste pas seulement à tolérer certaines choses contrariantes, mais c’est quelque chose de plus large : une résistance dynamique et constante, capable de surmonter tout défi. C’est l’amour en dépit de tout, même quand tout le contexte invite à autre chose. Il manifeste une part d’héroïsme tenace, de puissance contre tout courant négatif, une option pour le bien que rien ne peut abattre. »

Chaque jour le fiancée dis un Je vous Salue Marie pour sa fiancée demandant qu’elle grandisse dans chacune des vertus

Chaque jour la fiancée dis un Notre Père pour son fiancé demandant qu’il grandisse dans chacune des vertus

Ils prient ensemble à haute voix: « Seigneur, nous Te rendons grâce de Ta présence en nos vies qui nous a guidés jusqu’à ce merveilleux engagement. Toi source de tout amour, nous voulons toujours nous dépasser pour l’autre, lui offrir un amour qui, chaque jour, se renouvelle en Toi, chercher ensemble la sainteté Envoie-nous Ton Esprit Saint, qu’il nourrisse notre amour. Toi source de toute vie, que notre foyer soit un lieu d’accueil rempli de charité et de bienveillance. Donne nous d’accueillir dans la joie les enfants que Tu nous confieras et de les éduquer selon l’Evangile. Apprends-nous à toujours respecter la vie. Toi le chemin de vérité, Tu sais ce qui est bon pour nous, que la confiance et l’humilité nous guident afin de ne jamais nous éloigner de toi. Seigneur notre père, nous sommes Tes enfants, n’éteins jamais en nous le désir de Te retrouver pour l’éternité. Ainsi soit-il »

Librement inspirée de la méditation du pape francois sur 1 Cor 13, 4-7 dans Amoris Laetitia chap 4

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20160319_amoris-laetitia.html

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